Le cancer frappe encore des dizaines de milliers de personnes, mais les espoirs de guérison augmentent et la vie avec ou après un cancer a profondément changé. Cette évolution est due notamment aux progrès de la recherche, à l'engagement des soignants, des associations de malades, des patients, de leur entourage mais aussi du Grand Public. Autant d'actions qui ont modifié le regard sur le cancer. Pour comprendre ce changement AstraZeneca s'est tourné vers toutes les personnes concernées par cette maladie et a lancé avec l'institut IFOP, une large étude afin de croiser leurs regards sur la prise en charge du cancer.

8 novembre 2006


L'enquête IFOP : « Regards croisés sur le cancer »
Etat des lieux, attentes et espoirs

L'institut IFOP a interrogé 208 professionnels de santé, 1 022 personnes du Grand Public, 648 patients et 414 personnes de l'entourage pour permettre de confronter le vécu et les attentes de chacun par rapport au dépistage, à l'annonce du diagnostic, aux traitements utilisés, à la prise en charge médicale et à l'accompagnement matériel et psychologique.

Cette enquête confirme que le cancer demeure la maladie qui inquiète le plus les Français. En effet, 51% des personnes interrogées (grand public) se montrent préoccupées par cette pathologie, 43% déclarent connaître une personne atteinte de cancer et 48% des personnes de l'entourage interrogées déplorent le décès d'un de leur proche à cause du cancer.

Lorsqu'on interroge les patients et les professionnels de santé sur les thèmes abordés lors de l'annonce du diagnostic, ceux-ci évoquent en priorité des traitements prévus (87% des patients et 94% des professionnels de santé). « Cette focalisation sur les informations scientifiques permet au patient d'objectiver la discussion et de se mettre à distance de ses émotions », commente Alain Bouregba, psychologue-psychanalyste.

En matière de traitement, si la chimiothérapie est le traitement le plus connu du Grand Public (94%), en revanche, les patients se montrent davantage satisfaits par la chirurgie (92%). «L'acte chirurgical possède une image salvatrice qui rassure le patient dans la mesure où on lui "extirpe" son mal, en revanche le terme satisfaction est paradoxal. On sait combien un traitement chirurgical peut être moins bien vécu par le patient sur le plus long terme au regard des conséquences "mutilatoires"» tempère Alain Bouregba.

En ce qui concerne les effets secondaires, les patients déclarent également souffrir principalement de fatigue (47%). « Le terme de fatigue couvre une réalité non seulement physiologique mais aussi psychologique. Non seulement la fatigue est difficilement mesurable et donc complexe à prendre en charge par le médecin. Mais sa prédominance révèle aussi les difficultés du patient à lutter contre la maladie et sa fragilité dans un contexte d'état dépressif» éclaire ainsi Alain Bouregba.

Les patients, leur entourage, les professionnels de santé et le Grand Public attendent encore beaucoup de l'efficacité des traitements (99% des professionnels de santé, 98% de l'entourage et 96% des patients), mais ils sont aussi demandeurs d'une prise en charge psychologique (90% du Grand Public, 86% des professionnels de santé, 78% des patients et 75% de l'entourage).