Témoignages stagiaires AstraZeneca, recherche médicale, groupe pharmaceutique

Nombreux sont les étudiants qui ont bénéficié d'une expérience enrichissante au sein de notre laboratoire à travers un stage voire un premier emploi. Ils témoignent.

 

Fiche métier
Mathilde

Mathilde, ESSEC

 

A 22 ans, Mathilde, étudiante à l'ESSEC, poursuit sa formation en contrat d'apprentissage au sein du groupe pharmaceutique AstraZeneca. Recrutée comme chef de produit junior depuis juillet dernier, la jeune femme se forme dans un secteur d'activité marqué par de fortes évolutions, notamment en matière de stratégie marketing. De nouvelles règles qui devraient, selon elle, ouvrir des perspectives de carrières aux étudiants des écoles de commerce.


Le secteur pharmaceutique est souvent montré du doigt. Quel regard portez-vous sur cette industrie ?
En poste depuis cinq mois, j'ai pu lever certains préjugés dont souffre le secteur, souvent accusé à tort d'encourager la consommation de médicaments, augmentant ainsi les dépenses de santé. Or, la réalité est différente. Tout d'abord, les dépenses de médicaments représentent moins du quart des dépenses de santé en France. D'autre part, les laboratoires engagés dans la recherche comme AstraZeneca participent activement au progrès médical, par des travaux de recherche longs et coûteux, pour mettre au point de nouvelles molécules. Enfin, l'industrie pharmaceutique est l'un des secteurs industriels les plus réglementés.


Justement, comment concilier innovation et réglementation ?
La réglementation n'est pas forcément toujours synonyme de contrainte et inhibitrice de créativité et d'innovation. En réalité, on peut distinguer deux types de réglementations, et par là même, deux types d'innovations : - Réglementation et innovation produit : via ses équipes de recherche, AstraZeneca travaille sur de nouvelles molécules qui arriveront peut-être un jour sur le marché, non sans avoir préalablement été testées, au travers de nombreuses études cliniques. - Réglementation et innovation dans la communication produit (ce qui touche directement à mon métier dans le marketing) : afin de dépasser la communication papier par exemple, de nouveaux outils de communication ont fait leur apparition dans le marketing pharmaceutique. Il est maintenant possible de réaliser des visites médicales à distance, lors desquelles le médecin interagit avec le visiteur médical via un site Internet protégé. En matière de régulation, AstraZeneca a souvent été précurseur dans la mise en place de codes de bonnes pratiques, avec un très haut niveau d'exigence. Ce fut le cas par exemple pour la mise en place de la charte de la visite médicale. Le laboratoire s'était auto-imposé, avant l'entrée en vigueur de la législation, l'interdiction de remettre à un médecin un objet ou document qui n'ait pas directement une utilité scientifique. Aujourd'hui, dans ses domaines thérapeutiques d'expertise (gastroentérologie, pneumologie, système cardio-vasculaire pour la médecine de ville et anesthésie, cancérologie pour la médecine hospitalière), le groupe AstraZeneca capitalise sur son savoir-faire et tente de nouer des partenariats avec les médecins, afin de mieux les aider dans leur pratique.


Le marketing de l'industrie pharmaceutique est spécifique et soumis à certaines règles. Quelles sont ces particularités ?
Comme nous venons de le dire, le groupe s'adresse avant tout aux médecins. Or, ces interlocuteurs, contrairement à ceux des autres industries, ne sont pas les acheteurs du produit, mais les prescripteurs (pour la médecine de ville) et parfois les utilisateurs (pour la médecine hospitalière : cas des produits anesthésiants par exemple). C'est là sans doute la principale spécificité du secteur.


Au-delà du secteur d'activité, la culture du groupe correspond-elle à vos attentes ?
Complètement. L'esprit de l'ESSEC est sensiblement le même que celui du groupe. Même si les deux entités évoluent constamment, ils continuent à véhiculer les mêmes valeurs de dialogue, d'ouverture, d'innovation et d'excellence.


Pensez-vous que l'industrie pharmaceutique souffre d'un déficit d'image ?
Je pense qu'elle est surtout méconnue des étudiants des écoles de commerce qui n'imaginent pas les perspectives de carrière que ce secteur peut leur offrir. Beaucoup d'entre eux pensent que seuls les pharmaciens ou les médecins ont accès aux postes proposés par les groupes pharmaceutiques. Or, dans des fonctions financières, marketing, commerciales ou mêmes stratégiques, les diplômés d'école de commerce ont non seulement leur place mais beaucoup à apporter.