Vos questions sur l'anesthésie générale
L'anesthésie générale comporte davantage de risques pour une personne âgée que pour une personne jeune : son état de santé est souvent moins bon, par conséquent la qualité de prise en charge doit être optimale.
D'éventuels troubles dits cognitifs (confusion, troubles de la mémoire.) peuvent survenir mais ils sont plus liés au traumatisme subi (accident, fracture..), au type d'intervention et à l'hospitalisation (modification brutale de leur cadre de vie) qu'aux produits anesthésiques.
Des risques de complications (respiratoires, cardiaques) sont directement liés à l'état de santé de l'opéré.
Les effets liés à une anesthésie générale disparaissent en quelques heures, une journée maximum.
D'une manière générale, une insuffisance respiratoire entraîne des risques de complication plus importants. C'est la raison pour laquelle il est essentiel de l'évaluer avant une anesthésie générale afin d'établir une stratégie de prévention du risque, basée sur la diminution de l'obstruction bronchique.1,2
Dans certains cas, l'anesthésiste pourra repousser la date de l'intervention jusqu'à ce que l'état respiratoire soit stabilisé par des traitements.
Si l'insuffisance respiratoire est contrôlée, l'anesthésie générale est possible. Elle nécessite en revanche une surveillance particulière du système respiratoire pendant et après l'intervention.
L'amygdalectomie (ou ablation des amygdales) est une intervention qui ne dure pas longtemps (30 à 45 mn) ; l'anesthésie est donc brève. L'enfant reprend rapidement conscience, reste 1 heure sous surveillance en salle de réveil et peut regagner son domicile (accompagné de ses parents) en fin d'après-midi.
Il faut simplement le laisser au repos les 2 jours suivants et le garder au total une semaine à la maison.
Après une anesthésie, il peut arriver d'être un peu confus, d'avoir des difficultés à se concentrer et des troubles de mémoire. Dans la grande majorité des cas, ces troubles sont passagers.
Le réveil en cours d'anesthésie générale est rare (0,1 à 0,2 % des cas). 3 Lorsque cela arrive, l'anesthésiste présent à l'opération intervient immédiatement pour « ré-endormir » le patient. Généralement, cet épisode ne laisse aucun souvenir.
Sources :
1. Holtzer S. et Marty J. Risque anesthésique. Rev prat 2001 ; 51 : 851-856
2. Janvier G. et Richebé P. Anesthésie locale, locorégionale et générale. Rev prat 2007 ; 57 : 2175-2191
3. Ghoneim MM et al. Awareness During Anesthesia: Risk Factors, Causes and Sequelae : A Review of Reported Cases in the literature. Anesthesia and Analgesia 2009 ; 108 : 527-535