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L'asthme est une maladie inflammatoire chronique des bronches qui touche 4,2 millions de personnes en France.1 La gêne respiratoire et les crises plus ou moins fréquentes causées par cette maladie ont souvent un retentissement important sur la qualité de vie des patients.
Vos questions sur l'asthme
Par principe, il vaut mieux éviter ou limiter tous les supports permettant aux acariens de se nicher. Si votre moquette est vieille et posée sur un support ancien non assaini, il vaut mieux la remplacer par une surface lisse et lavable (parquet flottant, linoléum, etc). Si à l'inverse votre moquette est neuve et que votre enfant est peu allergique aux acariens, cette démarche est peut-être exagérée. Votre démarche doit-être en tout état de cause globale et ne pas se limiter à la chambre de votre enfant, mais à l'ensemble des lieux de la maison où il passe le plus de temps. Les conseils de principe à respecter sont :
- de revoir en priorité les lieux où votre enfant passe le plus de temps,
- d'éliminer, de laver ou d'isoler dans la mesure du possible tous les supports où se logent les acariens (peluches, coussins, canapés en tissus ou velours, etc)
- d'aspirer en aérant (l'aspirateur émet des poussières et des acariens en suspension dans l'air)
Au delà il est également impératif :
- de changer et désinfecter régulièrement la literie, voire d'utiliser des housses anti-acariens sur vos matelas
- d'aérer tous les jours la chambre pendant 10 minutes
- de lutter contre l'humidité et les moisissures
- de penser aux éventuelles allergies alimentaires.
En hiver comme en été, la montagne de moyenne altitude est excellente pour les asthmatiques. Si vous êtes allergique aux acariens, sachez que ceux-ci disparaissent au-dessus de 1 500 m. Au-delà de 2 500 m, si votre asthme n'est pas bien stabilisé et si vous avez des difficultés respiratoires, parlez-en à votre médecin. La concentration d'oxygène dans l'air peut en effet baisser de manière importante et altérer votre état respiratoire.
Si vous faites du ski ou de l'alpinisme, informez-vous toujours avant de partir sur les conditions météorologiques qui peuvent aussi l'aggraver (vent froid, humidité, tempête de neige).
Les symptômes de la bronchiolite et de l'asthme sont très voisins mais il ne s'agit pas des mêmes maladies. L'asthme n'est pas dû à une bronchiolite mal traitée ou à des épisodes répétés de bronchiolite.
Cependant, il semblerait que dans 20 à 25% cas, les enfants ayant souffert de plusieurs bronchiolites soient davantage susceptibles de développer plus tard une maladie asthmatique.2
Toutes les rhinites allergiques ne se compliquent pas d'asthme et tout asthme n'est pas associé à une rhinite. Cependant, il existe un lien indiscutable « nez-bronches ». Les deux affections surviennent souvent chez des personnes ayant un terrain allergique (terrain atopique). Certains allergologues préconisent donc un traitement efficace de la rhinite pour ne pas risquer de la voir évoluer en asthme.
Cependant, on ne sait pas encore pourquoi ce risque survient chez telle ou telle personne. Une chose est sûre : la rhinite pollinique (due à un pollen) ou « rhume des foins » est fréquente, mais l'asthme pollinique ne serait présent que chez 30 à 40% des individus souffrant de rhume des foins.3
La quantité journalière de corticoïdes inhalés doit être adaptée au niveau de contrôle de votre maladie.
Ainsi votre médecin vous indiquera lors de vos visites de suivi la dose de corticoïde qui vous est nécessaire. Ne prenez pas le risque d'arrêter les corticoïdes sans avis médical.
Les médicaments prescrits en cas de rhinite ou d'asthme allergique améliorent rapidement les symptômes mais ne guérissent pas l'allergie. La désensibilisation (ou immunothérapie spécifique) est le seul moyen d'en venir à bout. Elle consiste à « apprendre » à l'organisme à tolérer l'allergène responsable d'une allergie. Il existe plusieurs formes de désensibilisation : orale ou injectable.
La désensibilisation est réalisée en 2 phases :
- une phase initiale au cours de laquelle de très petites quantités de l'allergène concerné sont administrés en augmentant la dose progressivement,
- puis une phase d'entretien durant laquelle la dose maximale tolérée est administrée sur une période prolongée : une prise quotidienne durant au moins 3 ans ou pendant plusieurs saisons polliniques.
Après 6 mois à 1 an de traitement, les effets commencent à se faire sentir. Ils perdurent en général entre 3 et 5 ans. Il faut s'adresser à un spécialiste allergologue pour la mettre en œuvre.
On peut dire qu'il existe un terrain allergique héréditaire, appelé "atopique". Il s'agit en fait d'une propension à développer des allergies qui serait transmise. Mais l'allergie à un allergène particulier (par exemple le pollen) ne se transmet pas directement.
Si les deux parents présentent une susceptibilité allergique fréquente, un enfant aura plus de facilité à développer des phénomènes allergiques.
Les bébés respirent à une fréquence plus élevée que nous, car leurs poumons sont tout petits : ils inhalent donc plus de substances polluantes. Cette exposition à l'air pollué peut provoquer chez les bébés des réactions pulmonaires comme des allergies.
- éviter de les sortir lors des pics de pollution,
- ne pas les exposer au trafic direct,
- marcher loin des voitures car dans sa poussette il est à la hauteur des pots d'échappement,
- privilégier les sorties le matin lorsque l'air est moins chargé en ozone,
- éviter de sortir aux heures de pointes et au milieu de la journée où les polluants d'usine sont à leur maximum,
- les préserver des autres polluants (tabac, sprays, laques, peinture.),
- aérer fréquemment chez vous,
- partir en week-end à la campagne !!
Des associations agréées de surveillance de la qualité de l'air existent dans toutes les régions de France ; les taux des différents polluants sont mis à jour quotidiennement sur les sites Internet de ces associations.
Vous pouvez consulter l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) :
Site web : www.ademe.fr
Téléphone : 01.47.65.20.00.
Tous les pollens le sont potentiellement, mais les pollens anémophiles (petits et légers) qui se déplacent au gré du vent, le sont beaucoup plus que les pollens entomophiles (gros et lourds, comme ceux du tournesol qui ne volent pas dans l'air). En France, les principaux pollens allergisants sont :
- les pollens de graminées (responsables du fameux « rhume des foins »),
- les pollens de mauvaises herbes comme l'ambroisie (qui a envahi la région lyonnaise et se répand peu à peu),
- les pollens d'arbres de la famille des cupressacées (cyprès, thuyas, genévriers) et des bétulacées (bouleau, noisetier.).
En allant voir un allergologue. Après quelques questions sur votre mode de vie (avez-vous des animaux domestiques ? Vos symptômes surviennent-ils à des moments particuliers de l'année ? etc.) qui le mettront déjà sur la voie, il peut avoir recours à des tests cutanés :
- les prick-tests, qui consistent à déposer sous la peau, par une petite piqûre au niveau du bras, une goutte de solution contenant un peu de l'allergène soupçonné (poils de chat, poussière d'acarien, pollens, aliment.). Si au bout d'une vingtaine de minutes la zone devient rouge, gonfle et/ou démange, le test est positif et l'allergène identifié,
- les patchs-tests, surtout utilisés pour les allergies dites de contact (métaux, parfum, latex, lessive). Principe : le médecin colle sur votre peau un ou plusieurs timbres enduit(s) de substances(s) qu'il pense être responsable(s) de l'allergie, et les laisse en place quelques heures. Si des démangeaisons surviennent, c'est le signe d'une réaction allergique.
Ces tests peuvent être complétés par des examens biologiques ou des tests dits de provocation (réalisés en hôpital).
Sources :
1. Afrite A. et al. L'asthme en France en 2006 : prévalence et contrôle des symptômes. Questions d'économie de la santé n°138. IRDES. Décembre 2008. Disponible à l'adresse : www.irdes.fr
2. Prise en charge de la bronchiolite du nourrisson. Conférence de consensus. Textes des recommandations. ANAES. 21 sept 2000. Disponible à l'adresse : www.has-sante.fr/
3. Dutaut G. Guide pratique de l'asthme de l'enfant. MMI Editions 2002
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