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Un accident vasculaire cérébral (AVC), parfois appelé « attaque cérébrale », correspond à un arrêt brutal de la circulation sanguine au niveau du cerveau, suite à une obstruction par un caillot ou par rupture d'un vaisseau. La rapidité de sa prise en charge est essentielle pour diminuer le risque de décès ou de séquelles.
Vos questions sur les accidents vasculaire cérébraux (A.V.C.)
Oui, car la survenue d'un accident vasculaire cérébral est favorisée par l'existence de facteurs de risque. Si ces facteurs persistent, il est évident qu'un nouvel accident peut se produire. Par contre, le suivi précis des traitements de ces facteurs de risque (arrêt du tabac, contrôle de l'hypertension artérielle, du diabète, de l'excès de cholestérol ou de triglycérides) et des traitements prescrits (notamment anti-agrégeant plaquettaire pour l'AVC ischémique) permettent de le prévenir.
Oui. C'est un AVC ischémique (ou ischémie cérébrale) pouvant entraîner un infarctus cérébral, dont les symptômes neurologiques durent moins de 24 heures. La régression des troubles est totale, ne laissant aucune séquelle parce que le caillot ne reste pas bloqué dans le vaisseau mais se délite de lui-même, et la partie du cerveau concernée peut alors fonctionner de nouveau normalement. Mais un tel accident représente néanmoins un vrai signal d'alerte parce qu'il peut récidiver, devenir un AVC constitué et laisser des séquelles. En effet, le risque de survenue d'un AVC ischémique après un accident ischémique transitoire est compris entre 2.5 et 5 % à 48 heures et peut atteindre 20% à 1 an.1
Cela sert à ne pas faire d'autres AVC et à éviter l'aggravation ou l'apparition de complications cardiovasculaires. 2 Ces médicaments sont prescrits après un AVC d'origine ischémique lié à l'obstruction d'une artère cérébrale par un caillot sanguin, soit formé localement, soit ayant migré à partir d'une lésion d'une autre artère.3 La formation de ce caillot est due à l'agrégation des plaquettes au niveau d'une plaque d'athérome qui s'est rompue. L'anti-agrégeant plaquettaire empêche les plaquettes circulant dans le sang de s'agréger (s'agglutiner) partout où il peut y avoir une plaque d'athérome (artères du cerveau, du cœur, des jambes). Prendre un antiagrégant plaquettaire après un AVC permet donc d'éviter la survenue d'un autre AVC, d'un infarctus du myocarde ou d'une atteinte des artères des membres inférieurs.
Les anti-coagulants sont parfois prescrits au décours d'un AVC.3 Leur rôle est de diminuer la coagulabilité du sang et d'empêcher ainsi qu'un autre caillot ne se forme de nouveau dans le cœur et ne provoque un autre AVC.
Sources
1. Prise en charge diagnostique et traitement immédiat de l'accident ischémique transitoire de l'adulte. Recommandations. ANAES. Mai 2004. Disponible à l'adresse : www.has-sante.fr
2. Guide affection de longue durée. La prise en charge de votre maladie, l'accident vasculaire cérébral. Vivre avec un accident vasculaire cérébral. HAS. Octobre 2007. Disponible à l'adresse : www.has-sante.fr/
3. Guide affection de longue durée. Accident vasculaire Cérébral. HAS. Mars 2007. Disponible à l'adresse : www.has-sante.fr
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