BPCO, traitement BPCO - AstraZeneca

La broncho-pneumopathie chronique obstructive ou BPCO est un véritable fléau principalement dû au tabac. Ignorée par les patients eux-mêmes, elle est souvent diagnostiquée tardivement.

 

Ce qu'il faut savoir sur la BPCO


La broncho-pneumopathie chronique obstructive, ou BPCO, est une maladie grave qui touche 3,5 millions de Français, soit 6 à 8% de la population adulte. Dans plus de 80 % des cas, le tabac en est la principale cause.1

  • Qu'est-ce que la broncho-pneumopathie chronique obstructive ?

    C'est une maladie des poumons et des bronches (« broncho-pneumopathie »), permanente (« chronique ») au cours de laquelle le diamètre des bronches diminue («obstructive»), ce qui provoque des difficultés respiratoires, d'abord à l'effort, puis permanentes et de plus en plus importantes.


    Cette maladie a longtemps été appelée « bronchite chronique » jusqu'à ce que les médecins, il y a quelques années, lui préfèrent le terme plus exact de « broncho-pneumopathie chronique obstructive ».

  • A quoi est due la broncho-pneumopathie chronique obstructive ?

    Dans plus de 80 % des cas, elle est due au tabac. Le risque augmente avec le nombre de cigarettes fumées et surtout avec le nombre d'années de tabagisme.1


    De plus en plus agressées par la nicotine et le goudron, les parois des bronches s'épaississent et les glandes muqueuses, enflammées, sécrètent du mucus en excès.


    Conséquence de ces deux phénomènes : le calibre des bronches se rétrécit et l'air passe mal dans les poumons.


    Il existe d'autres facteurs de risque de BPCO moins importants mais bien réels, notamment :


    • le risque professionnel : exposition à des polluants (gaz toxiques, ciment, solvants, produits de la mine, poussières végétales, poussières de silice.).1 Les mineurs, les ouvriers de fonderie, du bâtiment et de l'industrie textile ainsi que les agriculteurs font partie des professions exposées. Le fait d'être fumeur aggrave encore la maladie.
    • un facteur génétique probable : tous les fumeurs ne développeront pas tous cette maladie. Il existe donc probablement un terrain génétique favorisant. Le risque diffère également selon le sexe, puisqu'à tabagisme égal les femmes présentent une altération plus rapide de la fonction respiratoire.2

    D'autres facteurs sont, eux, des facteurs aggravants: 1,3


    • la pollution atmosphérique : oxydants rejetés par les automobiles et fumées noires industrielles,
    • la pollution intérieure (tabagisme passif, poussières, produits toxiques.dans les maisons, appartements, usines et bureaux).
  • Quels sont les premiers signes de BPCO ?

    Au début, le fumeur tousse, souvent le matin, et crachote, mais il n'est pas encore gêné pour respirer. Ces signes ne sont pas « normaux ». Ils doivent déjà inquiéter.


    S'il tousse et expectore quotidiennement au moins 3 mois par an et si rhumes et bronchites se multiplient, « traînent » et se surinfectent, c'est déjà une BPCO ! Si le fumeur ne s'arrête pas de fumer à ce stade, la BPCO va évoluer et s'aggraver.

  • Quelle est l'évolution de la BPCO ?

    Au fil des années, le calibre des bronches devient de plus en plus étroit, l'air passe de moins en moins bien dans les poumons et en ressort tout aussi difficilement. La toux s'installe, l'encombrement des voies respiratoires s'aggrave, les expectorations s'intensifient et deviennent souvent purulentes. Au fur et à mesure, la personne peine à mener une vie normale. Elle est de plus en plus essoufflée, multiplie les pauses pour monter les escaliers et pour finir a du mal à respirer, de nuit comme de jour.


    Le fumeur ne se rend pas toujours compte de l'évolution de la maladie. Il restreint peu à peu ses activités. Le handicap s'installe insidieusement jusqu'au stade le plus grave, celui de l'insuffisance respiratoire chronique. A ce stade, les poumons ne sont plus capables d'assurer une bonne oxygénation du corps. Le travail du cœur est de plus en plus difficile. Un gonflement des chevilles, voire des jambes, peut apparaître, témoignant de l'apparition de l'insuffisance cardiaque.


    L'administration quotidienne d'oxygène est alors vitale.

  • Comment savoir si l'on a une BPCO débutante ?

    Un fumeur qui s'essouffle (même un peu) quand il fait des efforts ou qu'il marche vite, qui crache des glaires régulièrement, qui a souvent des rhumes ou des bronchites, ou qui tousse depuis plus d'un mois d'affilé, doit se poser des questions et consulter sans tarder.


    Le médecin (généraliste ou pneumologue) peut alors mesurer son souffle et évaluer l'obstruction des bronches à l'aide d'un débitmètre de pointe, comme pour l'asthme, ou bien d'un spiromètre. C'est facile, il suffit de souffler.


    Retrouvez les animations sur le spiromètre dans la rubrique de la BPCO en images.


    Même en l'absence de signe évocateur, les fumeurs ont toujours intérêt à demander à leur médecin de mesurer leur capacité respiratoire, notamment après 40 ans. La maladie apparaît en général à partir de cet âge là.

     

    Cliquez ici pour en savoir plus sur les examens liés à la broncho-pneumopathie (BPCO).
  • L'arrêt du tabac peut-il stopper la maladie ?

    L'arrêt du tabac est le plus important, quel que soit le stade de la maladie. Il empêche la fonction respiratoire de se dégrader davantage. Il n'annule cependant pas des années de tabagisme et ne permet pas de retrouver des bronches toutes neuves.


    La simple diminution de la consommation de tabac n'est d'aucune utilité.

  • Comment soigne-t-on la BPCO ? 3

    L'arrêt total du tabac est l'élément le plus important du traitement. A un stade précoce, la pratique d'une activité physique est recommandée, en particulier un sport d'endurance.


    Par la suite, des traitements médicamenteux permettent de réduire les symptômes et les complications de la maladie. Les bronchodilatateurs sont le traitement de première intention dans la BPCO. Dans certains cas, ils peuvent être utilisés en association avec un corticoïde inhalé. 3


    Des séances de kinésithérapie respiratoire sont essentielles. La réhabilitation respiratoire, assurée dans un premier temps en institution et poursuivie au domicile, donne de bons résultats. Il s'agit d'un ensemble de mesures physiques (ré-entraînement à l'effort, kinésithérapie.) et psychothérapiques qui contribuent à améliorer la qualité de vie. 3

  • En cas de surinfection, un traitement antibiotique adapté est souvent nécessaire. Dans ce cas, certains médicaments ne doivent pas être utilisés, comme les antitussifs, les sédatifs et les bêtabloquants prescrits dans le cadre des maladies cardiovasculaires ou en ophtalmologie.


    Pour diminuer la fréquence et la gravité des poussées de BPCO, il est aussi conseillé de traiter tout foyer infectieux des sinus et des dents (sinusites, caries, abcès dentaires, gingivites, etc.) et de se faire vacciner contre la grippe tous les ans et contre le pneumocoque tous les 5 ans.3


    En cas d'insuffisance respiratoire chronique, les médicaments ne suffisent plus. Les patients reçoivent alors de l'oxygène au long cours, 15 heures par jour, voire davantage.3 Ils peuvent être hospitalisés en cas d'aggravation de leurs difficultés respiratoires.


    Sources :

    1. Etat des lieux de la BPCO en France en 2005. Rev Mal Resp 2006 ;23 :8S9-8S12.

    2. Wen Qi Gan et al. Female smokers beyond the perimenopausal period are at increased risk of chronic obstructive pulmonary disease: a systematic review and meta-analysis, Respiratory Research 2006, 7:52.

    3. Recommandations pour la prise en charge de la BPCO. Actualisation 2003. Rev Mal Resp 2003 ; 20 : 4S50-4S53. Disponible à l'adresse : www.splf.fr