Vos questions sur la BPCO
Ce terme regroupe les affections des bronches et des poumons caractérisées par une obstruction progressive et irréversible des bronches, le diamètre des bronches est diminué, ce qui réduit le passage de l'air. L'emphysème (destruction de la paroi des alvéoles pulmonaires avec formation de "bulles d'air") est une forme de BPCO. Il s'agit dans la majorité des cas d'une maladie du fumeur.
Les principaux symptômes de la BPCO sont la toux, les crachats et la gêne respiratoire.
L'obstruction des voies respiratoires due à l'asthme est réversible ; suite à une agression, le muscle qui entoure les bronches se contracte et il se produit une inflammation avec production de mucus qui contribuent à l'obstruction bronchique. Cette obstruction est passagère : le spasme disparaît spontanément ou grâce à la prise de bronchodilatateurs.
L'obstruction des bronches dans la BPCO est définitive : le diamètre des bronches est diminué.
Dans plus de 80 % des cas, elle est due au tabac. Le risque augmente avec le nombre de cigarettes fumées et surtout avec le nombre d'années de tabagisme.1
La maladie s'installe insidieusement. Au début, le fumeur ne s'en aperçoit pas. C'est peu à peu que les bronches se bouchent et finissent par gêner la respiration.
Les autres facteurs de risque sont professionnels : exposition à des gaz toxiques, au ciment, à des solvants, des produits de la mine, etc. Si vous ne travaillez pas dans ces secteurs et si vous fumez depuis 15 ou 20 ans, votre BPCO est sûrement due au tabac.
Si vous continuez de fumer, votre BPCO risque de s'aggraver et de se solder par une insuffisance respiratoire chronique. Vous pouvez être de plus en plus essoufflé, même pour des efforts de la vie courante (montée des escaliers, simple promenade, déplacement dans la maison).
Arrêter de fumer stoppe toujours l'évolution de la maladie. Vous n'annulerez pas vos années de tabagisme mais vous éviterez un apport externe en oxygène, surtout si vous acceptez de suivre des exercices respiratoires adaptés et un ré-entraînement à l'effort.
Sources :
1. Etat des lieux de la BPCO en France en 2005. Rev Mal Resp 2006 ;23 :8S9-8S12.