|
|
Avec plus de 60 000 nouveaux cas en 2005, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent en France.1 Diagnostic et traitement précoces sont les meilleurs garants de survie.
Vos questions sur le cancer de la prostate
Il n'y a pas de règles en ce domaine. De nombreuses entreprises font preuve d'une grande solidarité, par contre il en est d'autres où des absences longues et/ou répétées peuvent être préjudiciables à terme.
Un soutien psychologique peut s'avérer utile ainsi que les conseils des associations de patients.
La chute des cheveux n'est pas due au cancer en lui-même, mais au traitement administré pour lutter contre le cancer. Cet effet indésirable dépend en effet du traitement administré. En tout état de cause, la chute des cheveux est totalement réversible à l'arrêt du traitement. Seul le médecin qui suit votre père pourra vous renseigner.
Oui, près de 95 % des nouveaux cas estimés en 2005 sont diagnostiqués chez les 50-84 ans. Et le cancer de la prostate est la troisième cause de mortalité par cancer chez les hommes. 1
Adressez-vous à votre médecin, qui pourra effectuer un examen médical, comportant un toucher rectal, par lequel il pourra évaluer le volume de votre prostate. S'il constate une anomalie de son volume, il pourra alors demander le dosage du PSA (Prostate Specific Antigen), substance produite par la prostate.
L'augmentation du PSA ne signifie pas forcément un cancer de la prostate, mais peut permettre de détecter une hypertrophie bénigne de celle-ci.
S'il subsiste un doute après examen clinique et dosage du PSA, votre médecin pourra vous prescrire une échographie "transrectale" qui permettra de mettre en évidence d'éventuelles anomalies et d'orienter les éventuels prélèvements par biopsie ; biopsie qui confirmera ou non le diagnostic.
Le score de Gleason indique le degré d' « agressivité du cancer ». Il va de 2 à 10. Plus sa valeur est élevée, plus le cancer est agressif et évolutif. 2,3 Cette notion est importante car elle va permettre à votre médecin d'orienter votre traitement.2
Oui, le cancer de la prostate est un cancer hormono-dépendant. Dans votre organisme, les hormones sont des messagers qui influent sur le développement cellulaire ou qui régissent le comportement de certains systèmes (par exemple le cycle menstruel chez la femme).
Chez l'homme, la prostate est directement sous l'influence de la testostérone (hormone synthétisée par les testicules agissant sur la sphère génitale et les muscles).
S'il y a cancérisation, la testostérone va également provoquer un développement des cellules cancéreuses d'origine prostatique.
Certains traitements du cancer de la prostate consistent donc à "bloquer" la testostérone pour empêcher son effet délétère.
Certains nerfs nécessaires au mécanisme de l'érection passent dans la prostate.
Lorsque le chirurgien, enlève celle-ci, il faut isoler minutieusement ces nerfs. Cela est parfois difficile à faire et le risque que l'un de ces deux nerfs soit lésé existe malgré tout.
Le mieux est d'en discuter avec le chirurgien qui va vous opérer et de lui faire part de vos inquiétudes; il sera à même de vous préciser les risques et les solutions qui pourront être envisagées.
Une biopsie de la prostate est un examen qui consiste à réaliser des prélèvements de votre prostate pour ensuite les analyser au microscope.
Le prélèvement est effectué à l'aide d'une aiguille en passant à travers la paroi rectale. Une sonde échographie, placée dans le rectum, face à la prostate permet de guider vers l'endroit précis du prélèvement.
Cet examen, réalisé par l'urologue, est peu douloureux et ne nécessite pas d'hospitalisation ni d'anesthésie. Parlez-en à votre médecin. Il vous conseillera avant la réalisation de la biopsie.
Les marqueurs tumoraux sont des molécules présentes normalement dans le sang ou dans les liquides biologiques comme l'urine, selon des taux connus. Leur dosage permet de mettre en évidence certains cancers lorsqu'ils sont présents à un taux anormal.
Ces molécules (des protéines, des hormones, des enzymes, des antigènes associés aux tumeurs) sont diverses et l'augmentation du taux de chacune d'elle peut être associé à un cancer particulier. Leur dosage régulier peut permettre le dépistage et le suivi de l'évolution du cancer et de l'efficacité d'un traitement.
C'est une démarche de santé publique "organisée" auprès d'une population ciblée qui a pour objectif de détecter les lésions pré-cancéreuses ou les cancers à un stade le plus précoce possible de son développement, et réduire ainsi les risques de mortalité. Elle consiste à proposer aux personnes concernées la réalisation systématique d'un test ou d'un examen de détection.
Sources :
1. La situation du cancer en France en 2009. INCA. Octobre 2009. Disponible à l'adresse : www.e-cancer.fr
2. Guide affection de longue durée. Cancer de la prostate. HAS. Septembre 2008. Disponible à l'adresse : www.has-sante.fr
3. Comprendre le cancer de la prostate. INCA. Novembre 2004. Disponible à l'adresse : www.e-cancer.fr
|
|
|