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Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes.1 Un dépistage régulier permet de détecter des petites tumeurs qui pourront être traitées précocement.
Vos questions sur le cancer du sein
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. 1 Il s'agit d'une prolifération anarchique de cellules cancéreuses à partir de la glande mammaire.
La cause du cancer n'est pas connue. Mais certains facteurs de risques ont pu être identifiés comme l'âge, une prédisposition génétique, l'apparition précoce des règles, une ménopause tardive, une absence de grossesse ou une grossesse tardive, une alimentation riche en graisses d'origine animale, en sucre ainsi qu'une consommation excessive d'alcool. 2
Le sein est constitué de tissus graisseux contenant des lobules (où est produit le lait) qui sont rattachés aux mamelons par des canaux (pour véhiculer le lait).
Lorsqu'un cancer se développe à partir des cellules du tissu d'une glande, on parle d'adénocarcinome.
Les cancers qui se développent à partir des cellules des lobules (cancer lobulaire) ou des canaux (cancer canalaire) sont des adénocarcinomes. Ils représentent une grande majorité des cancers du sein.
Les œstrogènes sont des hormones dites "de la féminité" qui participent au développement des organes féminins : organes génitaux internes et externes, seins ... et préparent les seins à chaque cycle à une éventuelle grossesse et à leur rôle principal: l'allaitement du nouveau-né (c'est pourquoi les seins sont gonflés avant les règles). Si la grossesse n'a pas lieu, leur action stimulante est stoppée jusqu'au prochain cycle.
Ils sont principalement fabriqués par les ovaires, mais une faible quantité est fabriquée dans le tissu graisseux et différents organes. A la ménopause, les ovaires n'en fabriquant plus, seule demeure cette petite production qui a un effet bénéfique en particulier sur les os pour éviter ou limiter l'ostéoporose et ses conséquences.
Chez la femme, de la puberté à la ménopause, la plus grande quantité d'ostrogène est fabriquée par les ovaires, et une quantité beaucoup plus faible est fabriquée dans le tissu graisseux et différents organes dont le foie et les muscles. Une enzyme particulière est nécessaire à la production spécifique : c'est l'aromatase.
Chez la femme ménopausée, alors que les ovaires ne produisent plus d'ostrogène, l'aromatase, elle, maintient son activité, et continue à en fabriquer une petite quantité.
Les marqueurs tumoraux sont des molécules présentes normalement dans le sang ou dans les liquides biologiques comme l'urine, selon des taux connus. Leur dosage permet de mettre en évidence certains cancers lorsqu'ils sont présents à un taux anormal. Ces molécules (des protéines, des hormones, des enzymes, des antigènes associés aux tumeurs) sont diverses et l'augmentation du taux de chacune d'elle peut être associé à un cancer particulier. Leur dosage régulier peut permettre le dépistage et le suivi de l'évolution du cancer et de l'efficacité d'un traitement.
C'est une démarche de santé publique "organisée" auprès d'une population ciblée qui a pour objectif de détecter les lésions pré-cancéreuses ou les cancers à un stade le plus précoce possible de son développement, et réduire ainsi les risques de mortalité et de récidive. Elle consiste à proposer aux personnes concernées la réalisation systématique d'un test ou d'un examen de détection.
Cet examen consiste à réaliser une radiographie des deux seins. Cette radiographie donne des images de grande qualité dont la définition est supérieure à une radiographie classique.
Les clichés réalisés permettent ainsi de visualiser des anomalies éventuelles dès leurs petites tailles et de mettre en place une démarche diagnostique appropriée.
Oui, et cela pour deux raisons : la mammographie est l'un des examens qui permet de détecter les plus petites anomalies ; de plus l'objectif du dépistage est de découvrir la maladie le plus tôt possible, car quel que soit le cancer concerné, plus le diagnostic est précoce, plus les chances de guérison sont grandes.
En France, le dépistage systématique du cancer du sein est désormais généralisé, car il s'agit d'un véritable enjeu de santé publique.
Votre question est intéressante. Les rayons X comme tous les rayonnements sont effectivement dangereux, mais tout est une question de dose reçue.
Prenons un exemple ; si vous vous exposez pendant 2h00 au soleil, sans protection, vous allez attraper un "coup de soleil" : les rayons Ultra Violet et Infra Rouge du soleil vont "brûler" votre peau et peuvent être extrêmement dangereux ; si, par contre, vous sortez 10 minutes pendant 12 jours vous n'avez absolument rien (et pourtant, le temps d'exposition est le même).
Notre organisme est donc tout à fait capable d'absorber de petites quantités de rayonnement. Dans le cas de la mammographie, la dose de rayon X n'est pas dangereuse. Il est donc plus dangereux de ne rien faire au regard du dépistage du cancer du sein, dont le risque est bien présent à partir d'un certain âge.
Les femmes aux antécédents familiaux de cancer du sein ont elles-mêmes un risque relatif de développer ce cancer d'environ 1,9 fois plus élevé que les autres. L'excès de risque est plus marqué chez les femmes plus jeunes et lorsque la maladie s'est développée chez une proche parente (mère, fille ou sœur) avant l'âge de 50 ans. Le fait d'avoir le même environnement, le même style de vie et un patrimoine génétique commun, expliquerait en partie le risque accru de cancer du sein associé aux antécédents familiaux.
Pour cette raison, il est conseillé aux femmes avec des antécédents familiaux de consulter régulièrement leur gynécologue et de faire une mammographie tous les ans ou tous les deux ans.
Par ailleurs, certaines mutations génétiques sont susceptibles d'augmenter le risque de cancer du sein. Deux gènes, BRCA1 et BCRA2, semblent les plus impliqués. Il est estimé que le risque associé aux mutations de ces gènes dépasse 80 % pour les femmes lorsqu'elles atteignent l'âge de 70 ans.
Les seins sont composés notamment de cellules graisseuses et de glandes. Selon la période du cycle ou de la vie, ces composants évoluent, et la masse que vous avez décelée peut avoir des causes diverses.
Certains kystes (surtout chez les adolescentes et les femmes en préménopause) ou des masses mal définies (chez les femmes de plus de 35 ans) apparaissent et disparaissent selon les cycles des menstruations ; ces masses là ne sont pas cancéreuses, elles disparaissent au cours du cycle menstruel.
Certaines caractéristiques doivent vous amener à consulter votre médecin ; notamment si la masse ne disparaît pas à la fin des menstruations ou si vous observez une rougeur plus ou moins sensible qui persiste.
Il existe à l'heure actuelle des traitements différents, qui peuvent être associés ou non.
Divers critères portent les médecins vers un choix ou un autre : votre âge et votre état de santé, le type et l'évolution du cancer.
La chirurgie agit localement. Elle peut consister en une tumorectomie, c'est à dire que l'on enlève la tumeur. Dans d'autres cas, le chirurgien peut être amené à faire une mastectomie, c'est à dire qu'il enlève tout le sein. Le plus souvent, le chirurgien enlève également les ganglions dans le creux de l'aisselle.
La radiothérapie permet de détruire les cellules cancéreuses localement. Elle est généralement entreprise après l'intervention chirurgicale. Dans certaines situations, la radiothérapie peut être pratiquée aussi avant la chirurgie pour diminuer la taille de la tumeur.
La chimiothérapie permet également de détruire les cellules cancéreuses.
L'hormonothérapie, quant à elle, est utilisée dans certains types de cancers dits hormono-dépendants.
La réponse dépendra du stade de votre cancer et du stade de la grossesse.
Si le cancer du sein est dépisté alors que vous êtes enceinte, les médecins tiendront compte de votre grossesse pour le choix du traitement : 4
- le traitement chirurgical est pratiquement toujours possible pendant la grossesse ;
- la radiothérapie, qui complète généralement le traitement chirurgical, n'est utilisée que si elle est strictement nécessaire et devra prendre toutes les précautions pour ne pas exposer le fœtus ;
- la chimiothérapie est interdite dans les trois premiers mois de la grossesse. Après cette date, les indications et les médicaments seront discutés au cas par cas.
Si vous avez déjà été soignée pour un cancer du sein, et que vous désirez un enfant, parlez-en au préalable avec votre médecin traitant. Le cancer du sein en lui même ne représente pas de danger pour le bon déroulement de votre grossesse mais, il est préférable d'attendre quelques années (2 ans minimum) après la rémission avant de débuter une grossesse. 4
L'ablation du sein n'est pas toujours nécessaire. Il est parfois possible d'enlever seulement la tumeur et d'éviter une chirurgie totale.
Les psycho-oncologues sont des psychologues qui ont reçu une formation spécifique concernant les aspects psychologiques, sociaux, relationnels et éthiques de la cancérologie. Ils ont suivi des sessions de formation spécifiques pour psychologues, organisées notamment par la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC) et sont titulaires d'un diplôme universitaire de psycho-oncologie.
Ces psychologues travaillent en collaboration avec les équipes médico-chirurgicales. Ils apportent une aide psychologique à toutes les étapes de la maladie. Ils n'interviennent qu'à la demande des malades.
Leurs coordonnées sont affichées dans les centres anticancéreux et les services de cancérologie hospitaliers.
Quel que soit le traitement chirurgical, la cicatrice peut entraîner une certaine raideur et gêner l'amplitude de vos mouvements.
D'une manière générale vous devez faire attention à ne pas trop solliciter votre bras et ménager votre épaule : ne pas porter des charges lourdes, éviter toute compression du bras opéré, les mouvements brusques et les contractions musculaires brutales.
Mais surtout, n'hésitez pas à consulter votre médecin : la kinésithérapie peut vous aider à alléger ces maux.
Absolument. Il est possible aujourd'hui de refaire votre sein. Vous devez pour cela vous adresser à un chirurgien spécialisé dans ce type d'intervention : lui seul pourra vous en expliquer le déroulement.
C'est une intervention prise en charge par la sécurité sociale.
Oui. Aujourd'hui, les chirurgiens proposent de plus en plus souvent une reconstruction immédiate du sein, tout de suite après son ablation ou mastectomie. Le résultat d'une reconstruction immédiate est en général plus esthétique que celui d'une reconstruction à distance de l'ablation.
Cela dit, toutes les femmes qui subissent une mastectomie pour cause de cancer ne peuvent pas en bénéficier, notamment lorsqu'une radiothérapie est prévue juste après l'intervention.
Enfin, il faut que l'équipe chirurgicale soit compétente en chirurgie plastique.
Les tissus mammaires sont parcourus de vaisseaux lymphatiques véhiculant la lymphe qui à une action de régénérescence et de purification des tissus ; cette lymphe est évacuée notamment vers les ganglions lymphatiques axillaires (qui se trouvent sous l'aisselle).
Les cellules cancéreuses peuvent se détacher de la tumeur maligne initiale, parcourir le système lymphatique jusqu'aux ganglions et créer un nouveau foyer cancéreux.
Ainsi, lors d'une opération du sein, les ganglions axillaires sont analysés afin de vérifier si les cellules cancéreuses se sont répandues hors du sein.
Le chirurgien va pratiquer l'ablation de la tumeur et pendant que vous serez endormie sur la table d'opération, un médecin spécialiste en anatomie pathologique va analyser rapidement la tumeur au microscope et donner les résultats au chirurgien.
S'il s'agit d'un cancer, le chirurgien pourra alors compléter l'intervention par le prélèvement des ganglions axillaires, c'est-à-dire des ganglions qui sont situés dans le creux de l'aisselle, pour également les analyser et voir s'il y a une extension cancéreuse à leur niveau.
Si l'analyse est négative, le chirurgien se contente "d'enlever" la tumeur. Cet examen "extemporané" permet donc d'orienter votre prise en charge, d'où son extrême importance.
Ces trois termes désignent des actes chirurgicaux pratiqués dans le cadre du traitement chirurgical du cancer du sein. La tumorectomie est le fait d'enlever la tumeur en conservant le sein. Cette intervention est généralement suivie d'une radiothérapie locale.
La mastectomie consiste à enlever la totalité de la glande mammaire ; ce choix peut être fait, par exemple, parce que la tumeur est de taille importante.
Le curage axillaire est réalisé, si nécessaire, au cours de la tumorectomie ou de la mastectomie ; il consiste à retirer des ganglions qui sont sous l'aisselle.
Ce que l'on appelle communément le "gros bras" est un œdème du bras ou lymphœdème ; c'est-à-dire qu'il y a une mauvaise circulation de la lymphe suite à l'intervention chirurgicale.
La radiothérapie peut également favoriser cette mauvaise circulation lymphatique. 2
Certaines règles permettent de réduire ce phénomène : évitez la chaleur (exposition au soleil, bains trop chaud), prévenez toute infection, évitez d'une manière générale tous les exercices en force et/ou répétés avec le bras.
Consultez votre médecin, il existe de nombreux exercices pour prévenir ou faire disparaître un lymphœdème et la kinésithérapie peut vous aider dans ce domaine.
Le sport n'est pas interdit, il est même conseillé.
Vous devez bien entendu ménager le bras du côté opéré, éviter les contractions musculaires brutales et en particulier si vous avez eu un curage axillaire, éviter tout type de mouvement de contre résistance.
La natation, pratiquée de manière douce, est particulièrement bénéfique pour éviter le lymphœdème. Vous pouvez aussi faire de la marche, de la gymnastique. Mais des sports comme la musculation sont déconseillés.
Parlez-en à votre médecin traitant, il saura vous conseiller.
Sources :
1. La situation du cancer en France en 2009. INCA. Octobre 2009. Disponible à l'adresse :
http://www.e-cancer.fr
2. Comprendre le cancer du sein. Ligue contre le cancer. Janvier 2007. Disponible à l'adresse : www.e-cancer.fr
3. Nkondjock A et al., Facteurs de risque du cancer du sein. Médecine/Sciences 2005 ; 21 : 175-80
4. Grossesse et cancer ? Ligue contre le cancer. Avril 2009. Disponible à l'adresse : www.ligue-cancer.net
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