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L'infarctus du myocarde est occasionné par l'obstruction d'une artère du cœur par un caillot sanguin. L'infarctus du myocarde est un accident cardiaque qui, chaque année, est à l'origine de nombreux décès et invalidités durables.
Vos questions sur l'infarctus du myocarde
Le cœur est une pompe dont la paroi est un muscle vascularisé par 3 artères appelées coronaires.
Ces artères peuvent être abîmées du fait de la formation de plaques d'athérome sur leurs parois, constituées principalement de cholestérol. La formation de ces plaques est directement influencée par des facteurs de risque tels que le tabagisme, le cholestérol, le diabète, l'hypertension artérielle, l'obésité ou les antécédents familiaux.
Un caillot sanguin peut alors se former au niveau de ces plaques, obstruant l'artère. Dans ce cas, tout le territoire du muscle cardiaque normalement vascularisé par cette artère ne l'est plus.
L'infarctus du myocarde est la détérioration d'une zone plus ou moins étendue du myocarde (muscle cardiaque) à la suite de l'obstruction d'une artère qui irrigue ce muscle cardiaque.
Il s'agit de diminuer au maximum les facteurs de risque :
- s'il existe une hypertension artérielle, une prise en charge est impérative pour normaliser la pression artérielle ;
- avoir une bonne hygiène de vie en arrêtant sa consommation de tabac ;
- avoir une bonne hygiène alimentaire en évitant une consommation excessive de graisses, de sucres et d'alcool ;
- perdre du poids en cas d'obésité ;
- équilibrer son diabète, s'il a été diagnostiqué ;
- bouger si l'on est sédentaire en pratiquant une activité physique régulière.
Le tabac est le pire ennemi du cœur. Il favorise la formation de plaques d'athérome qui bouchent peu à peu les artères coronaires, ce qui provoque un infarctus. Ainsi, fumer 10 cigarettes par jour double le risque d'infarctus, fumer 20 cigarettes par jour quadruple le risque. Fumer 2 paquets par jour multiplie le risque par 9.3
C'est pourquoi il est primordial d'arrêter de fumer. Dans les 2 à 4 ans après l'arrêt du tabac, un patient ayant des antécédents de maladie coronarienne voit son risque relatif de récidive diminué de 35 % par rapport à une personne qui continue à fumer.4
Le but du pontage est de prévenir la survenue d'un infarctus dans une autre zone du myocarde quand il existe des lésions (rétrécissements) sur d'autres artères coronaires.
Un pontage consiste à mettre un "pont" pour court-circuiter la zone rétrécie de l'artère afin de rétablir une circulation sanguine satisfaisante pour les besoins de l'organe.
Ce "pont" ou pontage est un vaisseau sanguin du patient, qui peut être veineux (veine saphène prélevée sur une jambe) ou artériel (artère mammaire le plus souvent).
Un récent infarctus du myocarde est une contre-indication aux voyages en avion. Quand l'infarctus est ancien mais l'angine de poitrine mal stabilisée par les traitements, les longs voyages en avion sont également contre-indiqués.5
Si vous avez des antécédents d'infarctus, demandez toujours conseil à votre médecin traitant avant de partir en voyage.
Ces centres sont des établissements d' « apprentissage » de nouvelles habitudes de vie après un infarctus. On y apprend notamment à se réhabituer à l'effort, à se nourrir différemment et à arrêter de fumer. On y propose aussi un soutien psychologique et une aide à la reprise du travail.
L'idéal est d'y séjourner dès la sortie de l'hôpital, mais on peut aussi y programmer un séjour à distance de l'accident ou si les mauvaises habitudes reprennent le dessus.
Le délai pour reprendre votre activité professionnelle après un infarctus est fonction de votre état et de votre profession. Un travail sédentaire et intellectuel sera plus facile à réintégrer qu'un travail nécessitant des efforts physiques.
N'hésitez pas à consulter votre médecin de médecine du travail ; vous avez droit à une visite de "pré-reprise" qui se fait avant la fin de votre arrêt de travail. Ce peut-être nécessaire pour mettre en place un aménagement d'horaires, de poste de travail, etc...
L'infarctus du myocarde étant dû à l'obstruction d'une ou plusieurs artère(s) coronaire(s) qui irriguent le cœur, l'objectif de cette intervention est de désobstruer ou de dilater la ou les artère(s) concernée(s) sans opération, pour permettre aux cellules du myocarde qui souffrent, faute d'oxygène, de ne pas mourir.
Elle consiste à introduire un cathéter (fin tuyau plastique) dans une artère périphérique, au niveau du pli de l'aine le plus souvent ou parfois du bras (sous anesthésie locale) et à le pousser jusque dans la coronaire obstruée. Dans un premier temps, un produit de contraste est injecté afin de rendre visible les artères et prendre une radiographie : c'est la coronarographie. Dans un deuxième temps, un ballonnet situé à l'extrémité d'une sonde est amené jusqu'au contact du rétrécissement, est gonflé pour dilater l'artère, puis dégonflé et retiré : c'est l'angioplastie coronaire. La dilatation a élargi la partie rétrécie de l'artère et le flux sanguin peut à nouveau irriguer normalement le cœur.
Parfois, une prothèse (un stent) est laissée à l'intérieur de l'artère pour la maintenir ouverte.
Sources :
1. Lutte contre l'infarctus : nous sommes tous concernés. Les réponses à vos questions. HAS, mai 2007. Disponible à l'adresse : www.has-sante.fr
2. Guide affection de longue durée. La prise en charge de votre maladie coronarienne. HAS. Novembre 2007. Disponible à l'adresse : www.has-sante.fr
3. Les 9 facteurs de risque qui expliquent la majorité des infarctus du myocarde. INPES. Actualités Tabac, Novembre 2004, n°55. Disponible à l'adresse : www.inpes.sante.fr
4. Numéro thématique - Journée mondiale sans tabac 2008. BEH 21-22, mai 2008 : 194-198. Disponible à l'adresse : www.invs.sante.fr
5. Conseils lors d'un voyage en avion. Centre de conseil médical aux voyageurs. Institut Pasteur de Lille. Disponible à l'adresse : www.pasteur-lille.fr
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