Traitement insuffisance cardiaque - AstraZeneca

L'insuffisance cardiaque traduit l'incapacité pour le cœur d'assurer un débit sanguin suffisant pour satisfaire les besoins de l'organisme dans toutes les conditions physiologiques (effort, fièvre,...). Elle est l'une des premières causes de mortalité cardiovasculaire et fait suite, le plus souvent, à un infarctus du myocarde ou à une hypertension artérielle.1

 

Ce qu'il faut savoir sur l'insuffisance cardiaque

  • Qu'est-ce que l'insuffisance cardiaque ?

    Le cœur, véritable moteur de notre organisme, est un muscle puissant dont les contractions rythment la circulation sanguine dans tout notre corps. Cette circulation a de multiples fonctions, notamment :


    • d'apporter à tous les organes l'oxygène et diverses substances nutritives dont ils ont besoin pour fonctionner ;
    • de ramener vers le cœur et les poumons le sang chargé en gaz carbonique, pour qu'il puisse de nouveau s'oxygéner ;
    • et de transporter vers le foie et les reins les déchets des organes pour qu'ils soient éliminés (toxines, urée).

    On parle d'insuffisance cardiaque quand le cœur ne peut plus assurer correctement son travail de « pompe » et que ses contractions deviennent de mauvaise qualité. Cela peut entraîner :


    • un ralentissement de la circulation sanguine,
    • la formation d'œdèmes,
    • mais aussi un manque d'oxygénation des organes et une accumulation des substances toxiques.
  • Comment se manifeste-t-elle ? 1

    Par différents symptômes, plus ou moins prononcés selon le stade de la maladie et qui limitent progressivement les activités :


    • une fatigue anormale à l'effort due à une mauvaise oxygénation des muscles et des organes,
    • un essoufflement, dû au fait que le cœur ne parvient plus à s'adapter aux changements de vitesse et d'effort.
    • des œdèmes des pieds et chevilles en rapport avec une rétention d'eau et de sel,
    • des battements de cœur plus rapides ou irréguliers.
  • Quelles sont ses causes ? 1

    De nombreuses maladies peuvent provoquer ou aggraver une insuffisance cardiaque, entre autres :


    • l'hypertension artérielle,
    • les maladies coronariennes (angine de poitrine, infarctus du myocarde),
    • les cardiomyopathies (maladie du muscle cardiaque lui-même),
    • les troubles du rythme,
    • les atteintes des valves cardiaques.
  • Comment la diagnostique t-on ?

    En dehors des symptômes (essoufflement, existence d'œdèmes, perception d'anomalies ou de battements cardiaques irréguliers à l'auscultation cardiaque), plusieurs examens permettent de la diagnostiquer : 2


    • l'échographie du cœur authentifie la dysfonction cardiaque révélée par une réduction du volume sanguin éjecté
    • l'électrocardiogramme est rarement normal
    • le dosage du BNP (peptide natriurétique de type B) permet le diagnostic si le taux est élevé
  • Quelles sont ses conséquences ?

    Sans traitement, les symptômes s'aggravent. Ils réduisent de plus en plus les activités et l'autonomie.


    Certaines circonstances peuvent compliquer rapidement voire brutalement une insuffisance cardiaque comme par exemple :


    • un écart de régime (qui doit être limité en sel),
    • l'arrêt du traitement de l'insuffisance cardiaque,
    • une infection pulmonaire ou virale (grippe),
    • une poussée d'hypertension artérielle,
    • la survenue d'un trouble du rythme.

    Elles génèrent alors ce qu'on appelle une « décompensation cardiaque » ou insuffisance cardiaque aigüe.


    Cette décompensation peut se traduire par une majoration des œdèmes déjà existants, mais aussi par la survenue d'un œdème du poumon qui se manifeste par un essoufflement majeur et une sensation d'étouffement aiguë, avec un risque d'asphyxie et d'arrêt cardiaque.


    Un œdème du poumon est une urgence vitale.

  • Comment la traite t-on ?

    Les traitements médicaux permettent de soulager les symptômes, de stabiliser la maladie et de diminuer le risque de complications. Ils éliminent l'excès de liquide responsable des œdèmes, facilitent le travail du cœur en améliorant la circulation sanguine, augmentent le « rendement » de la « pompe cardiaque » et préviennent les troubles du rythme ou l'irrégularité des battements cardiaques. Le strict respect de ces traitements ainsi que celui d'un petit nombre de règles simples sont importants.


    Bien entendu, quand la cause est connue, il faut la traiter. Par exemple : une intervention chirurgicale en cas d'anomalie d'une valve cardiaque, un traitement anti-hypertenseur en cas d'hypertension artérielle, un anti-arythmique en cas de troubles du rythme.

  • Quelles précautions faut-il prendre quand on est insuffisant cardiaque ?

    Avant tout, consulter régulièrement son médecin traitant ou son cardiologue, réaliser les examens ou bilans sanguins demandés et prendre tous les jours et sans interruption le traitement prescrit.


    Diminuer sa consommation de sel pour lutter contre la rétention d'eau. Eviter les conserves et plats préparés, mais aussi les charcuteries, les biscuits, la pâtisserie industrielle qui en contiennent souvent beaucoup.


    Une activité physique régulière mais modérée est indispensable : marche, natation, vélo ergométrique. Elle doit être définie en accord avec son médecin.


    Se peser régulièrement permet de déceler une prise de poids rapide et anormale qui traduit une forte rétention d'eau et doit motiver une consultation.


    Il est également utile de se faire vacciner contre la grippe et les infections à pneumocoque, potentiellement responsables de décompensation cardiaque.

Sources :

1. Guide affection de longue durée. La prise en charge de votre insuffisance cardiaque. Vivre avec une insuffisance cardiaque. HAS. Décembre 2007

2. Castaigne A, Scherrer-Crosbie M. Le livre de l'interne Cardiologie. Médecine-Sciences Flammarion, 2ème édition 2004 : 217-265.