Rectocolite hémorragique - AstraZeneca

La rectocolite hémorragique est une maladie inflammatoire chronique de l'intestin, comme la maladie de Crohn, qui affecte l'extrémité du tube digestif, c'est à dire le rectum ou le côlon. Il s'agit d'une maladie peu fréquente qui concerne majoritairement les jeunes adultes.

 

Ce qu'il faut savoir sur la rectocolite


  • Qu'est-ce que la rectocolite hémorragique ?

    La rectocolite hémorragique est une maladie inflammatoire chronique de l'intestin, comme la maladie de Crohn, mais qui touche spécifiquement le rectum et parfois le côlon. Elle consiste en l'inflammation de ces parties du tube digestif et se caractérise par une alternance de phases d'activité (poussées) et de phases de rémission. Les phases d'activité sont d'intensité variable. L'inflammation touche uniquement la muqueuse de l'intestin qui devient rouge, fragile et ulcérée, contrairement à la maladie de Crohn où l'inflammation concerne toute l'épaisseur de la paroi.


    Une rectocolite hémorragique peut survenir à tout âge.

  • Quelles sont ses causes ?

    Il s'agit d'une maladie plurifactorielle faisant intervenir des prédispositions génétiques, des facteurs immunologiques et environnementaux.1

  • Quels sont ses signes ?

    Ses manifestations dépendent de l'extension de la maladie. La diarrhée et les émissions de sang par l'anus (rectorragies) sont fréquentes, avec parfois des émissions de glaires associées, des faux besoins, des douleurs rectales avec ou sans diarrhée. Selon la sévérité de la poussée peuvent s'y associer des douleurs abdominales, une fièvre, un amaigrissement. Parfois, certaines poussées s'accompagnent de manifestations extra-intestinales : articulaires, cutanées, oculaires, hépatiques.1


    Il est impossible de prédire la fréquence et la gravité des poussées.


    Une rectocolite hémorragique peut évoluer vers un cancer du côlon après plusieurs années.1

  • Comment se fait le diagnostic ?

    Le diagnostic repose sur l'examen du rectum et du côlon par endoscope (instrument comportant un système optique et une source lumineuse permettant d'éclairer et d'examiner la surface interne d'un organe creux, d'une cavité naturelle ou d'un conduit du corps) et l'analyse de prélèvements de la muqueuse (biopsies) réalisés à cette occasion. Le rectum peut également être vu avec un simple tube rigide introduit par l'anus (rectoscopie).

  • Quel est son traitement ?1

    Les traitements actuels ne guérissent pas la rectocolique hémorragique mais traitent les poussées et préviennent les rechutes. Ils reposent essentiellement sur les salicylés et les corticoïdes administrés par voie rectale (suppositoires, lavements) ou orale. Les salicylés sont efficaces pour traiter les poussées et prévenir les récidives. Les corticoïdes par voie rectale sont indiqués en cas d'échec ou d'intolérance aux salicylés.


    Le choix du traitement et de la voie d'administration sont fonction de l'intensité de la poussée et de l'extension des lésions au niveau du côlon.


    En cas d'inefficacité, des traitements immunosuppresseurs peuvent être utilisés pour traiter la poussée ou prévenir les rechutes. En dernier recours, ou en cas de complication (dilatation ou perforation de l'intestin, colite grave), une intervention chirurgicale peut être pratiquée.

Sources :

1. Guide Affection de longue durée. Rectocolite hémorragique évolutive. HAS . Mai 2008. Disponible à l'adresse : www.has-sante.fr