Rhinite allergique, asthme - AstraZeneca

La rhinite allergique est une inflammation des muqueuses nasales provoquée par des allergènes, comme les pollens ou les poils d'animaux. Elle peut être chronique ou uniquement saisonnière. Très fréquente, elle est souvent associée à l'asthme.

 

Ce qu'il faut savoir sur la rhinite allergique


La fréquence des allergies n'a cessé d'augmenter au cours des dernières décennies en Europe.1 Or force est de constater que les allergies respiratoires, rhinite et asthme, sont particulièrement handicapantes au quotidien.

  • Qu'est-ce qu'une allergie ?

    Une allergie est une réaction exagérée à une substance étrangère (ou allergène).


    En effet, pour se protéger des agressions, l'organisme dispose d'une méthode souvent efficace : après un premier contact avec un « visiteur » potentiellement dangereux (virus, bactérie, parasite), le système immunitaire le mémorise et fabrique contre lui des armes « sur mesure » à utiliser lors d'une nouvelle rencontre. Cette réaction de défense est donc a priori bénéfique. Lors de cette phase, l'organisme s'est ainsi sensibilisé.


    En cas d'allergie, le système immunitaire réagit de manière excessive en produisant de façon anormale des anticorps (immunoglobuline E (IgE)). Lors d'une nouvelle rencontre avec l'allergène, des réactions vont alors se déclencher sous la forme de manifestations essentiellement cutanées, oculaires et respiratoires.


  • Qu'est qu'une allergie respiratoire ?

    Une allergie respiratoire est une allergie provoquée par un allergène inhalé par voie respiratoire ( ou pneumallergène).


    Lorsqu'un pneumallergène est inhalé par une personne déjà sensibilisée, il génère d'abord des troubles comme : une rhinite, un prurit nasal, des éternuements à répétition, une rhinorrhée (nez qui coule) ou une obstruction (nez bouché). Très souvent, une conjonctivite (démangeaison, larmoiement, rougeur des yeux) accompagne cette rhinite.


    A un degré de plus, il peut entraîner une trachéite (inflammation de la trachée avec une toux), voire un asthme de gravité variable.

  • A quoi sont-elles dues ?

    La rhinite allergique est souvent causée par les pollens, surtout au printemps. Il existe 3 grandes familles végétales à pollens allergisants : les arbres, les graminées et les herbes sauvages. Les pollens responsables de cette rhinite peuvent varier selon les régions et les saisons.


    Il existe aussi des pneumallergènes qui persistent tout au long de l'année dans l'environnement, comme les acariens, les poils d'animaux (chat, chien, etc.) ou les allergènes professionnels (solvants, substances chimiques, etc.). En fait, ces allergènes sont bien plus dangereux que les pollens saisonniers car ils induisent une inflammation allergique continue, en particulier au niveau des bronches, et peuvent être responsables de lésions progressivement irréversibles.


    Enfin, les moisissures peuvent être aussi des allergènes inhalés.

  • Sont-elles héréditaires ?

    Il est démontré en effet que les facteurs génétiques, tout comme certains facteurs environnementaux, sont impliqués dans le développement de la rhinite allergique.2 Par conséquent, si les parents connaissent des allergies respiratoires, leurs enfants auront eux-même davantage de risque de développer de telles allergies.

  • Comment savoir à quoi l'on est allergique ?

    La cause est parfois évidente : éternuement à chaque tonte de pelouse, crise d'asthme en présence d'un chat, rhinite ou asthme lors de séjours dans des maisons peu habitées (site habituel de prolifération des acariens), symptômes les jours de travail disparaissant complètement pendant les vacances pour les allergènes professionnels, etc.. Pour confirmer ou pour découvrir le ou les allergènes en cause, on pratique des tests cutanés (ou prick-tests) et parfois on réalise une analyse de sang (dosage des IgE, témoins de la sensibilisation allergique).

  • Comment les traiter ?

    Logiquement et en tout premier lieu, il faut éviter tout contact avec l'allergène responsable. En pratique, ce n'est pas toujours possible. Un traitement médicamenteux est alors nécessaire, local (en spray) ou général (par comprimés). Les traitements sont différents selon qu'il s'agit de rhinite allergique ou d'asthme allergique.

  • Et la désensibilisation ?

    C'est un traitement efficace mais long, sur plusieurs années. Les médecins la préconisent uniquement en cas d'allergie handicapante et/ou à 2 allergènes maximum. Son principe : apprendre à l'organisme à tolérer un allergène en l'administrant à très petites doses, augmentées progressivement. La désensibilisation est réalisable par injections sous-cutanées mais aussi par voie sublinguale (sous la langue).

  • Conseils pratiques:

      Pour les allergies aux pollens :
    • éviter les promenades dans les forêts, prés et champs au printemps,
    • fermer les fenêtres et entrées d'air lors de déplacements en automobiles.

    Pour les allergies aux animaux domestiques : se séparer de l'animal responsable ou éviter son contact.


      Pour les allergies aux acariens, dans la chambre à coucher :
    • envelopper le matelas dans une housse isolante,
    • utiliser une literie (oreillers et couette) lavable à 65°C,
    • laver cette literie tous les 15 jours,
    • changer et laver les draps, taies d'oreillers et housses de couettes tous les 7 jours,
    • laver rideaux et doubles rideaux tous les 3 mois,
    • supprimer moquette et tapis,
    • laver les peluches tous les 3 mois,
    • passer régulièrement l'aspirateur,
    • aérer la chambre chaque jour et après le passage de l'aspirateur.
Sources :

1. Document d'information de l'Organisation Mondiale de la Santé. Des nuisances environnementales déclenchent des troubles allergiques chez les enfants. Avril 2003. Disponible à l'adresse : www.euro.who.int

2. Davila I et al. Genetic aspects of allergic rhinitis.J Investig Allergol Clin Immunol 2009 ; Vol. 19, Suppl. 1: 25-31.