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La rhinite allergique est une inflammation des muqueuses nasales provoquée par des allergènes, comme les pollens ou les poils d'animaux. Elle peut être chronique ou uniquement saisonnière. Très fréquente, elle est souvent associée à l'asthme.
Vos questions sur la rhinite allergique
Une rhinite allergique est due à une réaction anormale de la muqueuse nasale à une substance particulière.
A un moment donné, un individu va, au contact d'une substance particulière (que l'on appelle allergène), produire des anticorps particuliers ; c'est ce que l'on appelle la phase de sensibilisation.
Ces anticorps se fixent sur certaines cellules de la muqueuse nasale et oculaire et lorsque l'allergène apparaît de nouveau, les anticorps le reconnaissent, ce qui provoque une réaction inflammatoire : éternuement, écoulement nasal, nez bouché. Nous sommes en présence d'une rhinite allergique.
Le terme "différence" n'est pas approprié : le rhume des foins est une rhinite allergique. Mais il existe d'autres rhinites allergiques.
Le rhume des foins est une rhinite allergique dite "saisonnière" : les allergènes qui produisent ces réactions sont fonction des saisons (il s'agit des pollens de graminées).
Il existe des rhinites allergiques qui ne sont pas saisonnières (et que l'on dit "pérennes"); elles peuvent être provoquées n'importe quand dans l'année par des allergènes tels que les acariens, les poils d'animaux, les moisissures ...
Comme dans tout phénomène allergique, il est déjà important de le prévenir : repérer les allergènes responsables et les éviter si cela est possible.
Certains médicaments permettent de traiter les symptômes (antihistaminiques, corticoïdes par voie nasale). Dans certains cas, on peut avoir recours à une désensibilisation.
Les médicaments prescrits en cas de rhinite ou d'asthme allergique améliorent rapidement les symptômes mais ne guérissent pas l'allergie. La désensibilisation (ou immunothérapie spécifique) est le seul moyen d'en venir à bout. Elle consiste à « apprendre » à l'organisme à tolérer l'allergène responsable d'une allergie.
Ce résultat est obtenu en 2 phases :
- Le patient est mis au contact de petites quantités de l'allergène concerné durant une période de 3 à 4 mois, en augmentant la dose progressivement, soit par le biais d'injections, soit sous forme de gouttes ou comprimés à mettre sous la langue
- puis la dose maximale tolérée est administrée sur une période prolongée : une prise quotidienne durant au moins 3 ans ou pendant plusieurs saisons polliniques.
Il est démontré en effet que les facteurs génétiques, tout comme certains facteurs environnementaux, sont impliqués dans le développement de la rhinite allergique.1 Par conséquent, si les parents connaissent des allergies respiratoires, leurs enfants auront eux-même davantage de risque de développer de telles allergies.
Il faut savoir que la désensibilisation ou immunothérapie spécifique est une méthode thérapeutique qui fonctionne, mais dans certains cas de figures et à condition de respecter certaines règles. Tout d'abord il faut identifier l'agent allergène responsable (à priori un pollen dans votre cas), ensuite il faut habituer l'organisme en le mettant en contact avec l'allergène (phase d'accoutumance qui dure 3 à 4 mois) et enfin il faut procéder à la désensibilisation proprement dite (phase d'entretien qui peut durer 3 à 5 ans). Cette thérapeutique nécessite donc du temps, de la patience et surtout une très bonne assiduité pour être efficace. Il faut s'adresser à un spécialiste allergologue pour la mettre en œuvre.
- éviter de les sortir lors des pics de pollution,
- ne pas les exposer au trafic,
- marcher loin des voitures car dans sa poussette il est à la hauteur des pots d'échappement,
- privilégier les sorties le matin lorsque l'air est moins chargé en ozone,
- éviter de sortir aux heures de pointe et au milieu de la journée où les polluants d'usine sont à leur maximum,
- les préserver des autres polluants (tabac, sprays, laques, peintures),
- aérer fréquemment chez vous,
- partir en week-end à la campagne !!
Des associations agréées de surveillance de la qualité de l'air existent dans toutes les régions de France. Les taux des différents polluants sont mis à jour quotidiennement sur les sites Internet de ces associations.
Vous pouvez consulter le site de l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) :
www.ademe.fr
Tous les pollens le sont potentiellement, mais les pollens anémophiles (petits et légers) qui se déplacent au gré du vent, le sont beaucoup plus que les pollens entomophiles (gros et lourds, comme ceux du tournesol qui ne volent pas dans l'air).
On distingue 3 grandes familles végétales à pollens allergisants : les arbres, les graminées et les herbes sauvages. Leurs pollens peuvent varier selon les régions et les saisons.
Pour plus d'informations sur les pollens : www.pollens.fr
En allant voir un allergologue. Après quelques questions sur votre mode de vie (avez-vous des animaux domestiques ? Vos symptômes surviennent-ils à des moments particuliers de l'année ? etc.) qui le mettront déjà sur la voie, il peut avoir recours à des tests cutanés :
- les prick-tests, qui consistent à déposer sous la peau, par une petite piqûre au niveau du bras, une goutte de solution contenant un peu de l'allergène soupçonné (poils de chat, poussière d'acarien, pollens, aliments). Si au bout d'une vingtaine de minutes la zone devient rouge, gonfle et/ou démange, le test est positif et l'allergène identifié,
- les patchs-tests, surtout utilisés pour les allergies dites de contact (métaux, parfum, latex, lessive). Principe : le médecin colle sur votre peau un ou plusieurs timbres enduit(s) de substances(s) qu'il pense être responsable(s) de l'allergie et les laisse en place quelques heures. Si des démangeaisons surviennent, c'est le signe d'une réaction allergique.
Ces tests peuvent être complétés par des examens biologiques ou des tests dits de provocation (réalisés en hôpital).
Sources :
1. Davila I et al. Genetic aspects of allergic rhinitis.J Investig Allergol Clin Immunol 2009 ; Vol. 19, Suppl. 1: 25-31.
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